LIRAGLUTIDEDernière mise à jour : 2026.07.04 |
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| Synonyme: | |||||||||
| Administration: | voie parentérale | ||||||||
| Classe(s): | |||||||||
| Préconception | 0-3 | 4-6 | 7-9 | Périnatal | Allaitement | |
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| check II | check I | check II | check II | check II | check II | |
| aucune info | aucune info | aucune info | ||||
Sur base des données disponibles chez l'homme, aucune tératogénicité n'a pu être mise en évidence à ce jour avec les analogues du GLP-1. Les études menées chez l'animal font état de complications.
L'allaitement est déconseillé pendant un traitement par le liraglutide. Les études menées chez l'animal indiquent une influence sur la croissance néonatale.
NDLR : à ce jour, aucun rapport systématique n’a été établi concernant l’influence du liraglutide sur la fertilité.
Une glycémie mal contrôlée au moment de la conception et au cours des premières semaines de grossesse entraîne un risque accru de malformations congénitales. Une évaluation préalable par un diabétologue est nécessaire. Il est important que la femme ne tombe enceinte qu’après plusieurs mois de contrôle glycémique rigoureux (HbA1c < 6,5 %). Il faut en outre tenir compte de la prise de poids après l'arrêt des agonistes du GLP-1 [CBIP 06 2026].
Les femmes atteintes de diabète de type 2 doivent passer à l'insuline avant la conception, car les autres antidiabétiques sont déconseillés, bien qu'il existe des données rassurantes concernant la metformine [CBIP 06 2026] [EBM Practice 06 2026].
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets nocifs directs sur la fertilité, mais ont révélé une légère augmentation de la mortalité embryonnaire précoce à la dose la plus élevée (dose non précisée) [SmPC Victoza 06 2026 EMA].
Un diabète mal contrôlé entraîne un risque accru d'hypertension, de pré-éclampsie, de prématurité et de complications néonatales, telles que la macrosomie, l'hypoglycémie, l'hyperbilirubinémie, l'hypocalcémie et la polycythémie. Les conseils en matière de mode de vie constituent la base du traitement de l’hyperglycémie dans le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Si l’ajustement du régime alimentaire et l’activité physique s’avèrent insuffisants, un traitement par insuline ou par antidiabétiques oraux peut s’avérer nécessaire [LAREB 06 2026][CBIP 05 2019].
Les agonistes du GLP-1 sont de grosses molécules qui, sans mécanisme de transport, ne peuvent probablement pas traverser le placenta. À l’heure actuelle, à l’exception du dulaglutide, on ignore s’il existe un mécanisme de transport sur lequel ces médicaments agissent. Dans un rapport de cas, aucun passage placentaire significatif du liraglutide n’a été observé [LAREB 06 2026].
Le poids moléculaire relativement élevé (3 751 daltons) et la forte liaison aux protéines plasmatiques rendent ce passage peu probable. Il convient toutefois de tenir compte de la longue demi-vie d'élimination et du faible métabolisme, qui peuvent néanmoins entraîner une exposition de l'embryon et du fœtus [Briggs en ligne 06 2026].
Une étude observationnelle publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) a examiné, dans le cadre d'une étude de cohorte rétrospective, la prise de poids pendant la grossesse et les issues de grossesse chez les femmes ayant arrêté un analogue du GLP-1 (notamment le dulaglutide) avant ou au début de leur grossesse, par rapport aux femmes n'ayant pas utilisé d'analogue du GLP-1. Les femmes ayant pris un analogue du GLP-1 avant ou au début de leur grossesse ont pris en moyenne 3,3 kg de plus pendant leur grossesse par rapport aux non-utilisatrices (critère d'évaluation principal : + 13,74 kg dans le groupe exposé contre + 10,49 kg dans le groupe témoin. Soit une différence de + 3,26 kg, statistiquement significative : IC à 95 % de + 2,28 à + 4,23). Prise de poids « excessive » pendant la grossesse (65 % contre 49 %), les naissances prématurées (17 % contre 13 %), le diabète gestationnel (nouvellement diagnostiqué : 20 % contre 15 %) et les troubles hypertensifs (46 % contre 36 %) pendant la grossesse étaient plus fréquents chez les femmes ayant utilisé un analogue du GLP-1 (critères d’évaluation secondaires).
La population était composée de 448 femmes ayant utilisé un analogue du GLP-1 (dont 26 % de liraglutide) contre 344 n’en ayant pas utilisé. L’exposition correspondait à au moins une prescription d’un analogue du GLP-1 entre 3 ans avant et 90 jours après la conception.
Les résultats de cette étude doivent être relativisés. La proportion de femmes obèses était plus élevée dans le groupe GLP-1 (46 % contre 36 %). À l'exception de la prise de poids excessive, les différences de résultats entre les deux groupes n'étaient plus significatives après correction en fonction de l'IMC.
[Folia Farmacotherapeutica 2026][Maya et al. 2025]
Recommandations du LAREB :
[LAREB 06 2026]
Selon le LAREB, on dispose d’une grande expérience concernant les agonistes du GLP-1, mais uniquement au début de la grossesse
On ne constate aucun risque accru de malformations congénitales ou d’autres effets indésirables. Dans les études, les agonistes du GLP-1 ont été utilisés aussi bien pour le traitement du diabète que pour celui du surpoids ou de l’obésité. La plupart des femmes prenaient du sémaglutide ou du liraglutide et ont arrêté le traitement au début de la grossesse. On manque de données sur l’utilisation tout au long de la grossesse.
Synthèse des études :
· Une méta-analyse de 6 études a comparé plus de 3 100 grossesses exposées à un groupe témoin. Il n’y avait aucun risque accru de retard de croissance, de malformations congénitales, de fausses couches, de naissances prématurées, de mort-nés ou d’autres issues défavorables.
· Une étude américaine a porté sur plus de 40 000 grossesses au cours desquelles un agoniste du GLP-1 a été utilisé à un moment ou à un autre de la grossesse pour traiter le diabète. Elle n’a constaté aucun risque accru de malformations congénitales. On ignore toutefois à quel moment le médicament a été pris et pendant combien de temps.
· Une autre étude américaine basée sur une base de données n’a constaté aucun risque accru de malformations cardiaques et rénales, de troubles hypertensifs et de pré-éclampsie chez plus de 1 800 grossesses. Le traitement avait été arrêté au cours du premier trimestre.
· Une étude de base de données menée à Taïwan ne constate aucun risque accru de malformations congénitales, de prématurité, de mort-né ou d’insuffisance pondérale à la naissance. Les 160 grossesses ont été comparées à près de 3 200 grossesses sous insuline.
· D’autres études de petite envergure menées auprès de femmes enceintes utilisant un agoniste du GLP-1 ne montrent également aucun signe de risque accru de malformations congénitales.
[LAREB 06 2026]
Chez l´animal:Des études menées chez l'animal ont mis en évidence une légère augmentation de la mortalité embryonnaire précoce à la dose la plus élevée (dose non précisée) [SmPC Victoza 06 2026 EMA].
Deuxième trimestre:Voir premier trimestre.
Chez l´animal:L'administration de liraglutide au milieu de la gestation a entraîné une diminution du poids de la mère et un ralentissement de la croissance fœtale, ainsi que des effets similaires au niveau des côtes chez les rats et des modifications squelettiques chez les lapins [SmPC Victoza 06 2026 EMA].
Troisième trimestre :Voir premier trimestre.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Période périnatale (toujours tenir compte des données relatives au trimestre en cours) :Voir premier trimestre.
Chez l´animal:Voir premier trimestre.
Observance:
Aucune donnée spécifique disponible.
Chez l´animal:La croissance néonatale a été ralentie chez les rats exposés au liraglutide. Ce phénomène s'est poursuivi après le sevrage dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée (dose non précisée). On ignore si cette diminution de la croissance est due à une baisse de la consommation de lait résultant d'un effet direct du GLP-1 ou à une diminution de la production de lait chez la mère due à un apport calorique réduit [SmPC Victoza 06 2026 EMA].
L3
Son poids moléculaire relativement élevé (3 751 daltons) et sa forte liaison aux protéines plasmatiques rendent son passage dans le lait maternel peu probable. Le liraglutide est partiellement métabolisé dans le tractus gastro-intestinal. Il convient toutefois de tenir compte de sa longue demi-vie d'élimination et de son faible métabolisme. Le liraglutide peut avoir une influence sur la croissance néonatale. L'allaitement est donc déconseillé pendant un traitement par le liraglutide [LACTMED 06 2026][Briggs en ligne 06 2026] [SmPC Victoza 06 2026 EMA].
Chez l´animal:Des études menées chez l'animal ont montré que le passage dans le lait du liraglutide et de ses métabolites, qui présentent une grande similitude structurelle, est faible. Des études non cliniques ont mis en évidence une diminution, liée au traitement, de la croissance néonatale chez les jeunes rats allaités [SmPC Victoza 06 2026 EMA].
| Préconception | Grossesse | Allaitement | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| check III | (oui) III | |||||
| aucune info | aucune info | ← Préservatif / Abstinence | ||||
Un cas concernant l'influence sur la fertilité est décrit. Il n'y a pas de rapport systématique.
Un homme souffrant d'infertilité primaire et idiopathique a été traité avec 0,6 mg de liraglutide par jour afin de contrôler sa glycémie et son poids. Après cinq mois de traitement, on a souhaité procéder à une insémination intra-utérine, mais le nombre de spermatozoïdes était trop faible et ceux-ci ne présentaient aucune motilité. Après deux mois d'interruption du traitement, le nombre de spermatozoïdes s'est normalisé dans le spermogramme [Briggs en ligne 06 2026].
NDLR : il n'existe pas de rapport systématique sur l'influence sur la fertilité.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Aucune donnée spécifique disponible concernant le passage via le sperme.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
SmPC
Briggs en ligne 06 2026
CBIP 06 2026
EBM Practice 06 2026
LactMed : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK500977/
LAREB : https://www.lareb.nl/mvm-kennis-zoeken?zoekterm=liraglutide&zwangerschap=true&borstvoeding=true
Anonymus. Reprise du poids après l’arrêt d’un analogue du GLP-1 : un paramètre à prendre en compte. Folia Pharmacotherapeutica, 06 2026
Maya J, Pant D, Fu Y et al. Gestational Weight Gain and Pregnancy Outcomes After GLP-1 Receptor Agonist Discontinuation. JAMA. 2025;334(24):2186-2196. (doi:10.1001/jama.2025.20951)
Aucune donnée spécifique disponible.
Aucune donnée spécifique disponible.