PALIPERIDONEDernière mise à jour : 2018.7.14 |
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Synonyme: | |||||||||
Administration: | oraal, voie parentérale | ||||||||
Classe(s): | |||||||||
Préconception | 0-3 | 4-6 | 7-9 | Périnatal | Allaitement | |
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check III | check III | check III | check II | check II | check III | |
aucune info | aucune info | aucune info |
Information humaine limitée disponible. En particulier pendant le troisième trimestre et en période périnatale, il convient de tenir compte d´un effet de classe.
La palipéridone ayant été détectée dans le plasma jusqu´à 18 mois après une dose unique de palipéridone, il convient de prendre en considération la longue durée d’action de palipéridone puisque l´exposition maternelle à la pamipéridone avant et pendant la grossesse peut conduire à des réactions indésirables chez le nouveau-né [RCP Trevicta (04 2018)].
Aucun effet pertinent n’a été observé dans les études non cliniques [RCP Trevicta (04 2018)].
Il n’existe pas de données adéquates sur l’utilisation de la palipéridone pendant la grossesse [RCP Trevicta (04 2018)]. Dans une étude de cas, aucune malformation n´a été observée [1].
Chez l´animal:Le palmitate de palipéridone injecté par voie intramusculaire et la palipéridone administrée par voie orale n’ont pas montré d’effets tératogènes au cours des études chez l’animal, mais d’autres types de toxicité sur la reproduction ont été observés [RCP Trevicta (04 2018)]. Au cours des études de reproduction chez le rat avec la rispéridone orale, qui est extensivement convertie en palipéridone chez le rat et l’Homme, des effets indésirables ont été observés sur le poids de naissance et la survie des progénitures. Aucune embryotoxicité ou malformation n’a été observée après l’administration intramusculaire du palmitate de palipéridone à des rats gravides jusqu’à la dose la plus élevée (160 mg/kg/jour), correspondant à 2.2 fois l’exposition chez l’Homme à la dose maximale recommandée de 525 mg [RCP Trevicta (04 2018)].
Deuxième trimestre:Voir premier trimestre.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Troisième trimestre :Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont à la palipéridone) pendant le troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque de réactions indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en termes de sévérité et de durée après l’accouchement. Les réactions suivantes ont été rapportées agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, trouble de l’alimentation[RCP Trevicta (04 2018)]. Pour cette raison, l´utilisation de préparations dépôt ou à effet prolongé n´est pas recommandée.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Période périnatale (toujours tenir compte des données relatives au trimestre en cours) :Voir troisième trimestre.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Observance:La palipéridone ayant été détectée dans le plasma jusqu´à 18 mois après une dose unique de palipéridone, il convient de prendre en considération la longue durée d’action de palipéridone puisque l´exposition maternelle à la pamipéridone avant et pendant la grossesse peut conduire à des réactions indésirables chez le nouveau-né[RCP Trevicta (04 2018)]. Dans une étude de cas, aucune anomalie n´a été observée dans les premiers 4 mois de vie [1].
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
L3
La palipéridone ( le métabolite actif de la respéridone) est excrétée dans le lait maternel [Hale], en quantités suffisantes pour que des effets sur le nourrisson allaité soient possibles lorsque des doses thérapeutiques sont administrées à la femme allaitante [RCP Trevicta (04 2018)]. La palipéridone ayant été détectée dans le plasma jusqu'à 18 mois après une dose unique de palipéridone, il convient de prendre en considération la longue durée d’action de la palipéridone puisque le nourrisson allaité peut être à risque même si l’administration de palipéridone est très antérieure à la période d’allaitement [RCP Trevicta (04 2018)]. La palipéridone peut élever les taux de la prolactine et provoquer une hyperprolactinémie [Hale].
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Préconception | Grossesse | Allaitement | ||||
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(oui) III | (oui) III | |||||
aucune info | aucune info | ← Préservatif / Abstinence |
Aucune donnée spécifique disponible
Aucune information spécifique disponible.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
Aucune donnée spécifique concernant le passage via le sperme n´est disponible.
Chez l´animal:Aucune donnée spécifique disponible.
COMMENTAIRES de CLASSE : Antipsychotiques
Préconception
Il est probable que des femmes schizophrènes et ayant des troubles affectifs présentent un risque accru de complications pendant la grossesse (e.a. fertilité réduite). Contrairement aux antipsychotiques atypiques, les antipsychotiques non-atypiques entraîneront probablement aussi une diminution de la fertilité. Cet effet a été mis en relation avec leur impact sur la production de prolactine [1].
Traitement
Quelques principes basés sur les directives cliniques NICE (2014) [3] :
* Un traitement par médicaments antipsychotiques instauré avant la conception doit être continué en cas de risque de rechute sans médicaments.
* Mesurer le taux de prolactine peut être utile avec des médicaments qui augmentent la prolactinémie (antipsychotiques non atypiques). Il est donc recommandé de préférer des antipsychotiques atypiques.
* Si possible, une psychothérapie peut être envisagée au lieu ou comme soutien d’un traitement médicamenteux.
* Un traitement médicamenteux est indispensable en cas d’une psychose/manie naissante.
* L’administration d’antipsychotiques est indiquée en cas de troubles bipolaires, lorsque le traitement par lithium est interrompu ou lorsque l’allaitement est envisagé.
* Allaitement: une observation étroite du nourrisson est souhaitée afin de détecter d’éventuels effets indésirables, permettant ainsi la réévaluation de la thérapie en cours.
Diabète
Il existe un risque accru de diabète gravidique avec des antipsychotiques administrés pendant la grossesse. Nous disposons de données comparatives des taux d’incidence avec des antipsychotiques atypiques, lorsque la thérapie est arrêtée ou continuée chez la femme enceinte [2] :
-Aripiprazole: 4,8% (continuation) versus 4,5% (arrêt). OR=0,82 (95% BI 0,50-1,33)
-Quétiapine: 7,1% (continuation) versus 4,1% (arrêt). OR=1,28 (95% BI 1,01-1,62)
-Rispéridone: 6,4% (continuation) versus 4,1% (arrêt). OR=1,09 (95% BI 0,70-1,70)
-Olanzapine: 12,0% (continuation) versus 4,7% (arrêt). OR=1,61 (95% BI 1,13-2,29). Chez l’olanzapine, une relation de dose-effet s’instaure.
Sources
[1] Mc Cauley-Elsom et al. Antipsychotics in pregnancy. Journal of Psychiatric and Mental Health Nursing, 2010, 17, 97–104.
[2] Park Y. et al. Continuation of Atypical Antipsychotic Medication During Early Pregnancy and the Risk of Gestational Diabetes. AmJ Psychiatry 2018; 175:564–574.
[3] Poo SXW, Agius M. Atypical antipsychotics for schizophrenia and/or bipolar disorder in pregnancy: current recommendations and updates in the nice guidelines. Psychiatria Danubina, 2015; Vol. 27, Suppl. 1, pp 255–260.
Aucune donnée spécifique disponible.